Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 17:56

Je n'ai pas de chance avec les enduits. L'intérieur a été difficile. L'extérieur, c'est pire :

Comme l'humidité était à nouveau très élevée dans les murs après quelques pluies début octobre, j'ai décidé de mettre le paquet - ceinture et bretelles : d'abord un film pare-pluie (très perméable à la vapeur d'eau), puis une petite lame d'air déterminée par des lattes verticales d'OSB de 12mm (limitée par l'épaisseur de débord prévue au niveau des menuiseries), enfin une couche de métal déployé (Nergalto SE avec papier) pour maintenir l'enduit.

Les haut et bas de murs sont équipés de grilles pare-insectes qui laissent un peu passer l'air (ventilation de la lame d'air). 

Comme je ne sais pas faire, j'ai trouvé une entreprise pour celà. C'est évidement plus cher (presque 2 fois plus qu'un enduit classique). Car c'est long.

Tout allait presque bien jusqu'au moment où j'ai constaté qu'ils n'avaient pas utilisé l'enduit prévu mais un autre (meilleur pour le Nergalto..) Quelques jours après, j'ai quand même été cherché la fiche technique de cet enduit, pour constater qu'il s'agissait d'un enduit .. au ciment ! Aie. Le bâtiment était enduit au 2/3.

Catastrophe. Un enduit ciment laisse passer la vapeur d'eau environ 5 à 10 fois moins bien qu'un bon enduit à la chaux (Parex Parelumière que j'avais prescrit pour le devis). La lame d'air est très petite, moins d'un centimètre - l'humidité pourra-t-elle raisonnablement migrer sur près de  8 mètres de haut (façade ouest) pour rejoindre la grille supérieure ? Je ne crois pas.

Après négociation, on décide de tout arracher. C'est dur, alors que tout était presque fini, que le froid arrive, et qu'il est difficile de convraincre l'entrepreneur que c'est la seule solution...

Au démontage, on remarque que la lame d'air est souvent interrompue par des bandes horizontales d'enduit (les bandes de papier ne sont pas parfaitement maintenues et la projection de l'enduit pousse assez fort). Donc la ventillation de cette lame d'air est totalement illusoire (il faut 3cm mini pour une lame d'air). Ouf.

Une semaine de découpe/démontage du l'enduit et du Nergalto... Il faut maintenant remettre du Nergalto, et bientôt, j'espère, projeter à nouveau...

 

nergalto1.JPG

Par aurel-positive.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 11:44

Comme l'hiver approche, et que le climat peut être un peu rude par ici, il faut penser sérieusement au chauffage.

Vu que les aléas de construction ont laissé la place à quelques ponts thermiques notables, les pertes de chaleur sont bien plus importantes que prévu. Les apports solaires passifs sont insuffisants malgré la taille des baies vitrées au sud.

J'ai donc ajouté 22m² de capteurs solaires thermiques sur la façade sud. En voilà déjà 16:

panneaux_thermiques1.JPG

Ce sont des capteurs LM112, achetés via le groupement d'achat APPER Solaire (que je remercie au passage d'exister). link

L'installation fonctionne sans antigel, avec de l'eau (de pluie). Elle est autovidangeable, c'est à dire que les panneaux se vident lorsque les circulateurs s'arrêtent. L'ensemble n'est pas sous pression comme dans les systèmes solaires ou de chauffage classique.

L'avantage principal est d'éviter l'antigel, dont on ne sait jamais très bien ce qu'il devient dans le temps et au fil des dilutions (lors des ajouts d'eau pour compenser une fuite par exemple). L'antigel diminue les capacités de transfert thermique. Mais surtout, avec beaucoup de capteurs et très peu de besoins l'été, il a y forcément des surchauffes. Les systèmes classiques montent en pression, relachent éventuellement un peu de vapeur... Ici, les capteurs se vident. Ils montent en température, mais sont prévus pour cela. 

Le choix de mettre les capteurs à la verticale devrait toutefois un peu limiter la surchauffe en été, lorsque le soleil est haut dans le ciel (le haut des panneaux sera même à l'ombre !)

Je vais faire un grand réservoir (3-4m3), enterré, devant l'atelier. En gros une tranchée de 1.2x0.6x6 mètres, avec une bache EPDM et des parois, bien isolées, à définir. Un gros projet à soit tout seul. Et impossible maintenant car les échaffaudages pour les enduits gênent.

J'ai donc un tout petit réservoir provisoire, 120 litres d'eau qui circule à la fois dans les panneaux et dans le plancher. Ce réservoir doit être situé sous le sol, pour permettre la vidange complète des panneaux et des tuyaux d'arrivée.

reserve_provisoire1.JPG

J'ai trouvé des circulateurs avec une entrée de contrôle (PWM pour les intimes). Cela me permet de les mettre en vitesse maximale pour le remplissage, puis très ralentie pour l'économie d'énergie. Le remplissage est en effet un soucis principal des systèmes vidangeables car il faut monter l'eau jusqu'au sommet des capteurs avant amorçage, c'est à dire qu'ensuite, l'eau qui descend aspire l'eau qui monte dans les capteurs, et la circulation est facile. Ces circulateurs (de classe A), ne consomment alors même plus 20 watts. 

Diminuer le débit est également intéressant pour augmenter la température de sortie des panneaux, et permettre son utilisation immédiate (ici pour aller dans les planchers chauffant).

Un soucis toutefois : je n'ai mis que 2 nappes de 50 mètres de tuyaux (PER multicouche) pour chauffer les dalles de la maison et de l'atelier. Avec 16m² de panneaux thermiques et un beau soleil, la température augmente vite, car la puissance captée dépasse la puissance injectée dans le plancher. Vers 15h, j'atteind 60°C en sortie de panneaux 50°C en haut de ballon (il y a des pertes en ligne..), et 35°C en retour du plancher...

Cela baisse le rendement solaire et n'est pas très conseillé pour un plancher chauffant. Mais ici, c'est un peu différent car les tuyaux dans le plancher sont très espacés et surtout situés tout en bas de la dalle. La chaleur met donc plus de 4 heures pour remonter dans la pièce !

Notons aussi que la dalle n'est pas isolée du terre plain. Mais seulement en périphérie (et encore, pas parfaitement du tout pour l'instant). Une partie de la chaleur va donc rechauffer le sous-sol.

Difficile de bien évaluer tout cela. J'ai juste un compteur de chaleur pour mesurer l'énergie injectée dans le plancher. 250kWh en tout pour ces 2 dernières semaines. C'est assez fantastique, mais on a une sacrée veine pour l'ensoleillement d'un mois de novembre. Bref, on n'a pas encore allumé le poële... Cool.

 

Par aurel-positive.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 11:19

Bonjour,

Voilà les dernières mesures d'humidité. La diminution est marquée à partir du 15 avril notamment. Il a fait très beau et chaud en mars et avril ici. Alors, c'est plutot normal; La pluie fin avril a de nouveau un peu fait remonter l'humidité par endroit. Il me semble qu'il ne faudra pas tarder trop avant de faire les enduits (cet automne).

rh_paille_milieu7.gif

Mesures au milieu de la paille

 

rh_paille_Est6.gif

Mesures coté Est du bâtiment (partie atelier) occupé à partir de mi-avril.

 

rh_paille_ouest6.gif

Mesures coté Ouest (partie habitation) - Occupé à partir de début Mai

 

Il y a beaucoup de phénomènes que je n'arrive pas à comprendre : pourquoi l'humidité baisse moins au niveau 1 de l'atelier (coté Est), qui est pourtant bien ensoleillé le matin en moins exposé à la pluie ?

Coté nord (très peu d'ensoleillement), pourquoi l'humidité a pu rester plutôt plus basse qu'ailleur durant l'hiver ?

Je pense qu'il faut surveiller tout cela encore de très près. Comme la maison est enterrée au rez de chausser, il fera probablement bien frais l'été, mais cela n'aidera pas à évacuer l'humidité qui reste (et qui semble venir de l'intérieur de la maison aussi, car les mesures sont plutôt supérieures coté intérieur que coté extérieur des murs).

Voilà pour aujourd'hui...

Par aurel-positive.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 20:53

Voilà, 

On a enménagé le week end dernier. Beaucoup de bazar à déplacer du gite où on habitait depuis bientôt 3 ans.. Une bonne chose de faite.

Les finitions intérieures sont bien avancées mais on ne publiera pas les photos de l'intérieur sur internet. 

L'ambiance est agréable, surtout la vue sur la nature. Il fait bon, encore un peu humide (vers 60% dès qu'on arrête d'aérer). Les murs épais et lourds donnent une impression de solidité et de calme. Les bruits extérieurs passent très peu - et ça me plait.

Nous ne sommes pas seuls; Les habitants de petites taille et à multiples pattes sont en nombre. Le coté naturel doit leur plaire. Il faudra que j'en prenne en photo pour identification. Cela semble un soucis récurent des maisons paille avec coulage de mortier, tant que l'humidité reste élevée. Elles semble apparaitre vers les jonctions entre mur paille et menuiseries (notamment les tablettes de fenêtres - où j'avais pourtant usé la pompe à joint de chaque coté). Pas très génant en fait pour l'instant.

Je suis toujours inquiet pour l'humidité du mur ouest. La diminution est très lente. Il y a probablement une reprise d'humidité chaque matin avec de la rosée sur le mur (on voit bien la condensation sur la face extérieure des triples vitrages coté ouest, j'imagine que l'humidité est directement adsorbée sur le mortier (non encore enduit).

Une dépassée de toiture plus importante améliorerait les choses : contre la pluie, mais également en limitant le rayonnement nocturne du mur et son refroidissement qui favorise la condensation du matin. De toute façon, avec un R+2, les dépassées n'ont plus trop d'effet en bas. Je réfléchis à faire une terrasse abritée de ce coté - l'abris écartant l'eau du mur pour la moitié de la hauteur environ...

Il y a encore pas mal à faire à l'extérieur...

Dommage, car après tout celà, un bon repos s'impose(rait).

Par aurel-positive.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 22:00

ça avance à l'intérieur !

 

De la pierre au RDC :

carreaux1.JPG

Reste plus qu'à la protéger (huile dure ?)

 

Du plancher chataigner à l'étage :

interieur_bow_1er_plancher.JPG

 

Ou plutôt comme ça :

plancher1er.JPG

 

Bientôt les peintures sur les murs Fermacell... Et quelques petites finitions encore..

 

 

 

Coté humidité, le soleil, le poêle à bois et le froid sec aident à bien baisser l'hygrométrie intérieure de la maison :

 

rh_paille_ouest5-copie-1.gif

 

La courbe rose montre l'humidité qui baisse à 55% coté intérieur du mur. Mais au milieu et à l'extérieur, on est à plus de 90% et en plus, ça monte encore.

 

Dans l'atelier, la baisse de l'hygrométrie intérieure (bleu) est liée au déshumidificateur (qui sort entre 5 et 10 litres d'eau par jour). Cependant, l'humidité coté intérieur du mur reste élevée : +de 90%. (c'est probablement du fait que ce mur a été particulièrement arrosé lors de la réalisation des enduits intérieurs). Au milieu de la paille et coté extérieur (Est), l'humidité semble stabilisée sous 85%, c'est mieux.

rh_paille_Est5.gif

 

Juste un dernier graphe avec toutes les mesures au milieu de la paille. Clairement, le mur ouest est plus humide que les autres. Même le mur nord semble mieux loti alors qu'il ne reçoit pas un rayon de soleil  (le coté Ouest en reçoit peu également car la maison est orientée sud-sud ouest)

rh_paille_milieu6.gif

 

Cela n'étonnera peut-être pas les thermiciens : la pression de vapeur étant supérieure à l'intérieur (15°C 60%RH) qu'au milieu de la paille (5-7°C - 90%RH), la vapeur d'eau ne peut pas sortir de la paille par ce coté. Coté extérieur, l'air est très froid et saturé, donc impossible d'y envoyer de la vapeur. Donc il ne faut pas s'attendre à voir l'humidité de la paille diminuer à coeur avant le printemps...

Par aurel-positive.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés