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Construction d'un atelier et d'une maison en paille dans la Drôme. La technique utilisée est celle du Greb : une double ossature bois laisse un espace pour entrer les bottes de paille. Du mortier est coulé de chaque coté de la paille.

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Solaire thermique

Comme l'hiver approche, et que le climat peut être un peu rude par ici, il faut penser sérieusement au chauffage.

Vu que les aléas de construction ont laissé la place à quelques ponts thermiques notables, les pertes de chaleur sont bien plus importantes que prévu. Les apports solaires passifs sont insuffisants malgré la taille des baies vitrées au sud.

J'ai donc ajouté 22m² de capteurs solaires thermiques sur la façade sud. En voilà déjà 16:

panneaux_thermiques1.JPG

Ce sont des capteurs LM112, achetés via le groupement d'achat APPER Solaire (que je remercie au passage d'exister). link

L'installation fonctionne sans antigel, avec de l'eau (de pluie). Elle est autovidangeable, c'est à dire que les panneaux se vident lorsque les circulateurs s'arrêtent. L'ensemble n'est pas sous pression comme dans les systèmes solaires ou de chauffage classique.

L'avantage principal est d'éviter l'antigel, dont on ne sait jamais très bien ce qu'il devient dans le temps et au fil des dilutions (lors des ajouts d'eau pour compenser une fuite par exemple). L'antigel diminue les capacités de transfert thermique. Mais surtout, avec beaucoup de capteurs et très peu de besoins l'été, il a y forcément des surchauffes. Les systèmes classiques montent en pression, relachent éventuellement un peu de vapeur... Ici, les capteurs se vident. Ils montent en température, mais sont prévus pour cela. 

Le choix de mettre les capteurs à la verticale devrait toutefois un peu limiter la surchauffe en été, lorsque le soleil est haut dans le ciel (le haut des panneaux sera même à l'ombre !)

Je vais faire un grand réservoir (3-4m3), enterré, devant l'atelier. En gros une tranchée de 1.2x0.6x6 mètres, avec une bache EPDM et des parois, bien isolées, à définir. Un gros projet à soit tout seul. Et impossible maintenant car les échaffaudages pour les enduits gênent.

J'ai donc un tout petit réservoir provisoire, 120 litres d'eau qui circule à la fois dans les panneaux et dans le plancher. Ce réservoir doit être situé sous le sol, pour permettre la vidange complète des panneaux et des tuyaux d'arrivée.

reserve_provisoire1.JPG

J'ai trouvé des circulateurs avec une entrée de contrôle (PWM pour les intimes). Cela me permet de les mettre en vitesse maximale pour le remplissage, puis très ralentie pour l'économie d'énergie. Le remplissage est en effet un soucis principal des systèmes vidangeables car il faut monter l'eau jusqu'au sommet des capteurs avant amorçage, c'est à dire qu'ensuite, l'eau qui descend aspire l'eau qui monte dans les capteurs, et la circulation est facile. Ces circulateurs (de classe A), ne consomment alors même plus 20 watts. 

Diminuer le débit est également intéressant pour augmenter la température de sortie des panneaux, et permettre son utilisation immédiate (ici pour aller dans les planchers chauffant).

Un soucis toutefois : je n'ai mis que 2 nappes de 50 mètres de tuyaux (PER multicouche) pour chauffer les dalles de la maison et de l'atelier. Avec 16m² de panneaux thermiques et un beau soleil, la température augmente vite, car la puissance captée dépasse la puissance injectée dans le plancher. Vers 15h, j'atteind 60°C en sortie de panneaux 50°C en haut de ballon (il y a des pertes en ligne..), et 35°C en retour du plancher...

Cela baisse le rendement solaire et n'est pas très conseillé pour un plancher chauffant. Mais ici, c'est un peu différent car les tuyaux dans le plancher sont très espacés et surtout situés tout en bas de la dalle. La chaleur met donc plus de 4 heures pour remonter dans la pièce !

Notons aussi que la dalle n'est pas isolée du terre plain. Mais seulement en périphérie (et encore, pas parfaitement du tout pour l'instant). Une partie de la chaleur va donc rechauffer le sous-sol.

Difficile de bien évaluer tout cela. J'ai juste un compteur de chaleur pour mesurer l'énergie injectée dans le plancher. 250kWh en tout pour ces 2 dernières semaines. C'est assez fantastique, mais on a une sacrée veine pour l'ensoleillement d'un mois de novembre. Bref, on n'a pas encore allumé le poële... Cool.

 

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