Construction d'un atelier et d'une maison en paille dans la Drôme. La technique utilisée est celle du Greb : une double ossature bois laisse un espace pour entrer les bottes de paille. Du mortier est coulé de chaque coté de la paille.
Voilà,
On a enménagé le week end dernier. Beaucoup de bazar à déplacer du gite où on habitait depuis bientôt 3 ans.. Une bonne chose de faite.
Les finitions intérieures sont bien avancées mais on ne publiera pas les photos de l'intérieur sur internet.
L'ambiance est agréable, surtout la vue sur la nature. Il fait bon, encore un peu humide (vers 60% dès qu'on arrête d'aérer). Les murs épais et lourds donnent une impression de solidité et de calme. Les bruits extérieurs passent très peu - et ça me plait.
Nous ne sommes pas seuls; Les habitants de petites taille et à multiples pattes sont en nombre. Le coté naturel doit leur plaire. Il faudra que j'en prenne en photo pour identification. Cela semble un soucis récurent des maisons paille avec coulage de mortier, tant que l'humidité reste élevée. Elles semble apparaitre vers les jonctions entre mur paille et menuiseries (notamment les tablettes de fenêtres - où j'avais pourtant usé la pompe à joint de chaque coté). Pas très génant en fait pour l'instant.
Je suis toujours inquiet pour l'humidité du mur ouest. La diminution est très lente. Il y a probablement une reprise d'humidité chaque matin avec de la rosée sur le mur (on voit bien la condensation sur la face extérieure des triples vitrages coté ouest, j'imagine que l'humidité est directement adsorbée sur le mortier (non encore enduit).
Une dépassée de toiture plus importante améliorerait les choses : contre la pluie, mais également en limitant le rayonnement nocturne du mur et son refroidissement qui favorise la condensation du matin. De toute façon, avec un R+2, les dépassées n'ont plus trop d'effet en bas. Je réfléchis à faire une terrasse abritée de ce coté - l'abris écartant l'eau du mur pour la moitié de la hauteur environ...
Il y a encore pas mal à faire à l'extérieur...
Dommage, car après tout celà, un bon repos s'impose(rait).